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Municipales 2026 à Castres : "Il a l’étoffe d’un futur maire"… Pourquoi Pascal Bugis a choisi de soutenir Arnaud Bousquet

  • 3 mars
  • 3 min de lecture

Le paysage politique de Castres se clarifie à l’approche du premier tour des Municipales. Le maire sortant, Pascal Bugis, soutient Arnaud Bousquet, marquant une rupture avec Xavier Bories. Cette décision scelle la division de la majorité actuelle. Il explique pourquoi.


Publié le 03/03/2026 à 16:51 Jason ESNAULT

Déjà, sur le marché de Noël, le maire avait déambulé avec le candidat./ Un nouvel élan pour Castres


Le paysage politique de Castres se clarifie à l’approche du premier tour des Municipales. Le maire sortant, Pascal Bugis, soutient Arnaud Bousquet, marquant une rupture avec Xavier Bories. Cette décision scelle la division de la majorité actuelle. Il explique pourquoi.À douze jours du premier tour des municipales, le maire de Castres sort de sa réserve. Après plusieurs semaines de réflexion, Pascal Bugis a choisi de soutenir officiellement Arnaud Bousquet. Une décision annoncée ce mardi à la mi-journée, qui clarifie le paysage politique local alors que la majorité municipale actuelle part divisée.

Élu depuis 2001, l’édile assume un choix "cohérent" avec vingt-cinq années d’action à la tête de la ville. "Élire, c’est choisir. Je ne peux pas soutenir deux équipes issues de ma majorité", tranche-t-il d’emblée. Face à la candidature concurrente de Xavier Bories, lui aussi membre de l’équipe sortante mais engagé dans une liste distincte, le maire dit avoir longuement pesé le pour et le contre.


Son premier regret ? L’absence d’unité. "Face aux deux candidats macronistes, Messieurs Terlier et Ascèse, qui doivent retourner bredouilles d’où ils viennent, l’un à Lavaur, l’autre à Saint-Étienne, j’aurais préféré une équipe unie pour prolonger notre action." Selon lui, les propositions de rapprochement formulées par Arnaud Bousquet n’ont pas abouti.

Pourquoi lui ? Pascal Bugis met en avant l’ancrage local du candidat. "C’est un enfant de Castres. Il y a grandi, il y vit, il y travaille." L’actuel maire rappelle l’avoir vu débuter au conseil municipal en 2008, puis à l’agglomération. "J’ai pu mesurer son sérieux, sa capacité d’écoute et sa détermination. Il a l’étoffe d’un futur maire."


Pour lui, il ne s’agit pas de renier le bilan, mais de l’adapter aux attentes d’une nouvelle génération : "Castres évolue, sa population aussi. Arnaud porte une vision moderne, compatible avec ce que nous avons construit."

En forme sur les réseaux sociaux, où il enchaîne les tacles contre ses adversaires politiques, Pascal Bugis en avait gardé quelques-uns à l’encontre de Xavier Bories. Et surtout sur son programme, qu’il qualifie "de rupture, irréaliste, pléthorique", tance le maire sortant. À ses yeux, le programme concurrent accumule les propositions "sans priorisation ni cohérence".

"Je n’ai rien contre Xavier Bories. Il n’a pas été déloyal, mais il n’était sans doute pas à l’aise durant ce dernier mandat"

Plus sévère encore, il pointe certaines mesures qu’il estime juridiquement infondées. "La création d’un service d’action économique au niveau communal est impossible : cette compétence relève de l’agglomération." Une remarque qui vise directement Xavier Bories, vice-président de la CACM. "Il ne peut l’ignorer", glisse le maire, perplexe.

Pour autant, Pascal Bugis refuse toute attaque personnelle. "Je n’ai rien contre Xavier Bories. Il n’a pas été déloyal, mais il n’était sans doute pas à l’aise durant ce dernier mandat", ironise-t-il. "Il suit un chemin de rupture qui n’est pas le mien." Lui revendique une continuité maîtrisée, sans promesses "imprudentes" ni "catalogue de vœux pieux".


Une majorité définitivement éclatée

Ce jeudi 5 mars, le maire participera à une réunion publique aux côtés d’Arnaud Bousquet (lire encadré) et pourrait apparaître lors de plusieurs rendez-vous de campagne. "Je serai là pour soutenir, pas pour diriger", insiste-t-il, soucieux de ne pas brouiller le message.

À douze jours du scrutin, cette prise de position pèse. Elle acte définitivement la fin d’une majorité unie, mais trace aussi une ligne claire : celle d’un héritage assumé et d’une transition qu’il veut ordonnée. Reste désormais aux Castrais à trancher dans les urnes.


Jason ESNAULT





 
 
 

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